Le Silence des Agneaux

Le Silence des Agneaux
Le Silence des Agneaux
(The Silence of the Lambs)
Etats-Unis, 1991

Genre : Thriller
Durée : 118 min
Couleur
Production : Orion Pictures Corporation
Sortie salles françaises : 10/04/1991


Synopsis:

Clarice STARLING, jeune stagiaire de FBI, est chargée par ses supérieurs de trouver la trace d'un maniaque qui enlève et dépèce ses victimes. Elle entre en contact avec un surdoué de l'homicide, Hannibal LECTER, ex-psychatre génial qui, du fond de la prison, peut l'aider à comprendre et capturer l'assassain. Entre eux s'établit un curieux lien de fascination et de répultion.


Les Chiffres:

Budget :
19 millions de dollars

Box Office France :
3 110 147 entrées

Box Office Américain :
130,7 millions de dollars


Réalisateur :
Jonathan Demme

Scénariste :
Ted Tally

Acteurs :
Jodie Foster, Anthony Hopkins, Scott Glenn, Ted Levine, Frankie Faison, Brooke Smith


Quelques mots sur Jonathan Demme:

Jonathan Demme naît à Baldwin, sur Long Island, au large de New York, le 22 février 1944, Il découvre le cinéma durant ses études à l'Université de Floride et débute au cinéma comme critique, puis attaché de presse à new York. C'est en assurant la promo de la Mariée était en noir (1968) qu'il devient l'ami de Truffaut.

En 1969, il collabore à Baron Rouge, un film signé Roger Corman, connu pour être le pape de la série B. De retour aux Etats-Unis, Demme écrit et produit, Angel Hard as They Come, puis réalise, Cinq femmes à abattre et Crazy Mama, deux succès qui l'imposent comme un jeune réalisateur de séries B très efficaces. Jonathan Demme continue à tourner et devient vite l'un de jeunes auteurs en vue pour la critique américaine.
Mais le grand public et les oscars ne le découvrent que tardivement avec Le Silence des Agneaux (1991), pour lequel il obtient 6 oscars, dont celui du meilleur film. Après Philadelphia (1993), pour lequel il obtient l'oscar du meilleur réalisateur, Jonathan Demme se consacre surtout à la production.

Mais Jonathan Demme a d'autres passions. Producteur éclectique, il a inscrit à son actif des films aussi divers que le thriller Miami blues ou le premier film de Tom Hanks, That thing you do !. Féru de musique, il a signé de nombreux clips pour UB40, Chrissie Hynde, The Fine Young Cannibals, Neil Young ou Suzanne Vega... Il réalise également des téléfilms et surtout des documentaires, comme Haiti – Dreams of Democracy, ou Stop Making Sense, autour du groupe Talking Heads, distribué en salles au milieu des années 80 et qui fait, depuis, l'objet d'un véritable culte.


Commentaire sur le film:

Chef-doeuvre du thriller tendance horrifique, Le Silence des agneaux est l'adaptation d'un roman de Thomas Harris, également auteur de Dragon rouge. Dans le rôle d'Hannibal Lecter, Anthony Hopkins allait effectuer une performance inoubliable, gratifiant ainsi sa carrière d'un second souffle qui lui vaudra d'être anobli dans son pays. Jeune et pétulante comme un cabri, Jodie Foster se révélait également remarquable, tout comme la mise en scène de Jonathan Demme, qui a misé avec intelligence sur les aspects psychologiques et émotionnels de l'intrigue, sans pour autant négliger le suspense. En 1991, le film fut récompensé par cinq Oscars (meilleur film, réalisateur, scénario, acteur et actrice), sur sept nominations attribuées.



Mon Avis:

Je pense que ce film n'aurait pas été le même sans le fabuleux Anthony Hopkins dans le rôle du docteur Hannibal !! Superbe !!
Un scénario bien ficelé qui vous emmène dans un monde viscieux et malsain à la recherche de Buffalo Bill (ils sont trash ses meutres quand même).

Egalement disponible: Hannibal et Dragon Rouge les 2 autres épisodes de la trilogie...

# Posté le mercredi 29 juin 2005 20:44

Modifié le jeudi 30 juin 2005 19:30

Old Boy...quelle claque ce film!!!

Old Boy...quelle claque ce film!!!
Old boy
Corée du Sud, 2003
Grand Prix Cannes 2004

Genre : Drame
Durée : 119 min
Couleur
Production : Show East
Sortie salles françaises : 29/09/2004


Synopsis:

Oh Dae-soo, marié et père de famille, est kidnappé, en 1988, sans raison apparente. Son seul lien avec l'extérieur est une télévision par laquelle il apprend le meurtre de sa femme, meurtre dont il est le suspect n°1. Le désespoir de Oh Dae-soo laisse rapidement place à une rage intérieure qui lui permet de survivre, jurant de se venger un jour de celui qui lui inflige un tel châtiment.
15 ans plus tard, il est relâché de façon aussi inattendue que lors de son emprisonnement. Peu de temps après, il reçoit un appel de celui qui lui a volé 15 ans de sa vie. Ce mystérieux correspondant lui propose alors de découvrir qui l'a kidnappé et pourquoi. Pour Oh Dae-soo, le cauchemar est loin d'être terminé.


Les Chiffres:

Box Office France :
140 797 entrées


Réalisateur :
Park Chan-Wook

Scénaristes :
Hwang Jo-Yun
Lim Chun-Hyeong

Acteurs :
Choi Min-Shik, Yoo Ji-Tae, Kang Hye-Jeong


Commentaire:

Grand Prix du Festival de Cannes 2004, OLD BOY est d'abord l'adaptation d'un manga écrit par Tsuchiya Garon et illustrée par Minegishi Nobuaaki. C'est aussi le nouveau film de Park Chan-wook, tête de file de la nouvelle vague du cinéma coréen. Le réalisateur continue ici d'explorer le thème de la vengeance, entamée en 2002 avec SYMPATHY FOR MR VENGEANCE.
Film culte au box office local où il a terrassé des longs-métrage comme KILL BILL VOLUME 1, OLD BOY est un film d'une noirceur profonde et d'une violence inouïe. Profondément dérangeant, il allie à la fois une narration brillamment déstructurée d'une redoutable efficacité et une richesse esthétique poussée à l'extrême.

Le scénario repose sur un postulat des plus intrigants : marié et père de famille, Oh Dae-soo est brutalement kidnappé dans la rue par un inconnu. Son ravisseur assassine la femme du héros et laisse des indices qui le désigne comme le principal suspect. Au bout de 15 ans de séquestration, Oh Dae-soo est soudainement libéré. Son kidnappeur lui propose alors de découvrir pourquoi il a été enfermé.
Fort de cette intrigue, le réalisateur tisse un récit virtuose autour d'un duo d'acteurs remarquables – avec, en tête, le coréen Min-Shik Choi (le peintre Ohwon dans Ivre de Femmes et de Peintures d'Im Kwon-taek). Il interprète ici avec brio un anti-héros à la fois inébranlable et vulnérable, dévasté par la vengeance et finalement anéanti par la révélation finale et l'ultime coup de massue de son ennemi.

Au-delà d'une grande maîtrise narrative, Park Chan-wook est surtout un remarquable metteur en scène. Son inventivité s'illustre tout particulièrement dans les scènes de violences parfois insoutenables mais aussi très créatives. Citons à ce titre la séquence de la bataille au marteau filmé de profil dans un long travelling. Le réalisateur se situe du côté du "cinéma de la cruauté" d'où se dégage une sorte de romantisme exacerbé et désenchanté.

Si l'on peut lui reprocher ses nombreuses scènes de violences, OLD BOY reste un film qui possède cette qualité rare d'aller au bout de ses idées jusqu'à l'excès. Le tout porté par une bande son majestueuse et obsédante et une photographie très travaillée. Les couleurs foncées, les tons ocres et verts, l'aspect sale et délabré et à la fois épuré comme dans l'appartement du ravisseur créent une atmosphère très recherchée et très (parfois trop) stylisée.


Mon Avis:

Mon film du moment!! Le génie du cinema coreen ne cesse de croître!!
Film moralement incorrect qui met en scène un revanchard de la vie ( magnifiquement interprété par Choi Min-Shik) qui traque son kidnappeur pour connaitre la raison de son kidnapping....il n'en reviendra pas indemne!!!
La violence est omniprésente dans ce film (cf: le manger de poulpe vivant, l'arrachage de dent etc) et on ne cesse de se dire " pourquoi" sans pour autant avoir de réponse mais la vérité s'annonce horrible!!!Âmes sensibles s'abstenir....

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# Posté le mercredi 29 juin 2005 20:59

Modifié le dimanche 31 juillet 2005 09:34

Park Chan-Woo

Park Chan-Woo
Biographie:

Né le 23 août 1963 à Séoul,Park Chan-wook est un élève modèle et performant,durant ses années lycée.Et c 'est d 'ailleurs à la fin de celles-ci qu 'il reçoit son premier choc cinématographique :la vision de Vertigo (Sueurs Froides)d 'Alfred Hichcock déclenche,chez le futur cinéaste,le désir de la mise en scène.Pourtant,le jeune homme cherche tout d 'abord à devenir critique d 'art, et tente dans un premier temps d 'intégrer l 'Université de Séoul,dans le but d 'étudier l 'esthétique.Mais c 'est finalement l 'université catholique de Sogan qu 'il intègre, pour en ressortir quelques années plus tard,diplômé en philosophie.Sa passion du cinéma l 'aura amené à créer, durant ses années d 'études,le “Club Movie Gang ”.Une passion qui le pousse très rapidement vers les plateaux de tournage.

Dès 1988,Park Chan-wook,commence à travailler dans l 'industrie du cinéma en partant du bas de l 'échelle. Effectuant les tâches les plus diverses sur les tourna- ges (il travaille notamment sur le film de Yoo Young-Jin, Kkamdong ),il fait,durant cette formation sur le tas, la connaissance de Kwak Jae-yong (futur réalisateur du film à succès My Sassy Girl ),à l 'époque où ce dernier était assistant réalisateur.Quand Kwak Jae-yong passe à la mise en scène,au début des années 90,Park Chan-wook devient son assistant mais touche également un peu à tout pour survivre et s 'assurer des revenus décents.Il travaille pour une société importatrice de films étrangers,fait de la traduction,apporte du maté- riel promotionnel dans les cinémas et les théâtres,tout en économisant pour investir dans son premier long- métrage,un film qu 'il réussit à mettre en chantier moins de quatre ans après ses débuts dans le milieu.

En 1992 Park Chan-wook tourne donc The Moon Is ... The Sun's Dream, un film se déroulant à Pusan (l'une des plus grandes villes de Corée du Sud), qui conte l'histoire d'un photographe dont le demi-frère gangster vole l'argent de son patron avant de s'enfuir avec la petite amie de ce dernier. Empreint d'un certain pessimisme, ce drame urbain se déroulant dans les milieux du crime, de la prostitution et de la mode, se solde par un échec cinglant au box-office.
Il s'écoulera 5 ans avant que le jeune réalisateur ne tourne son deuxième film. Entre- temps, il devient critique de cinéma et signe notamment un essai en 1994 intitulé “Discreet Charm of Watching Film”, année où il fait également une apparition dans le film de Lee Han,Mascara. Durant cette période difficile, Park Chan-wook écrit des articles pour des magazines, participe à des programmes radios et télévisés, et commente les films d'autres réalisateurs alors qu'il rêve de tourner à nouveau.

En 1997, Park Chan-wook a l'opportunité de réaliser son deuxième long-métrage, Trio, qui s'oriente vers une veine plutôt comique. Il co-signe le scénario du film avec son ami Lee Moo-young, qui deviendra son collaborateur régulier. Si Trio fait beaucoup plus d'entrées que The Moon Is ...The Sun's Dream, les résultats sont encore une fois très décevants. Park Chan-wook doute alors de pouvoir un jour mettre en scène son nouveau long-métrage. Pendant plusieurs mois, il démarche les producteurs pour leur proposer un scénario d'une noirceur peu commune, intitulé “Vengeance Is Mine” mais personne ne veut financer un tel film, et Park Chan-wook essuie de nombreux refus.

Après deux ans d'inactivité cinématographique, Park Chan-wook se lance pour la première fois dans l'exercice du court-métrage avec un film stylisé de 26 minutes tourné en 35mm qui est sélectionné au Festival de Clermont-Ferrand.

Filmographie:

2005 - Sympathy For Lady Vengeance (Acteur)
2005 - 3...extrêmes (Réalisateur) de Takashi Miike, Fruit Chan, etc.
2004 - Old Boy (Réalisateur, Scenariste) de Park Chan-wook
2003 - Sympathy For Mr. Vengeance (Réalisateur) de Park Chan-wook
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# Posté le mercredi 29 juin 2005 21:01

L'Effet Papillon

L'Effet Papillon
L'Effet Papillon
(The Butterfly Effect)
Etats-Unis, 2003

Genre : Fantastique
Durée : 113 min
Couleur
Production : New Line Cinema / Bender-Spink Inc.
Sortie salles françaises : 10/03/2004


Synopsis:

Une théorie prétend que si l'on pouvait retourner dans le passé et changer quelques détails de notre vie, tout ce qui en découle serait modifié. On appelle cela "l'effet papillon". Evan Treborn a cette faculté, et va mettre ce don au service de ses amis, dont les vies ont été brisées pendant leur enfance. Il pourra ainsi repartir dans le passé et sauver Kayleigh Miller, la jeune fille qu'il a toujours aimée.
Mais Evan va apprendre à ses dépends que ce pouvoir est aussi puissant qu'incontrôlable à long terme. Il va s'apercevoir que s'il modifie la moindre chose, il change tout. En intervenant sur le passé, il transforme le présent et se voit de plus en plus souvent obligé de réparer les effets indésirables de ses corrections. La situation devient rapidement ingérable, et ceux qu'il voulait secourir se retrouvent davantage en danger...


Les Chiffres:

Budget :
13 millions de dollars

Box Office Américain :
57,9 millions de dollars

Box Office Monde :
81,5 millions de dollars


Réalisateurs :
Eric Bress
J. Mackye Gruber

Scénaristes :
Eric Bress
J. Mackye Gruber

Acteurs :
Ashton Kutcher, Amy Smart, Elden Henson, William Lee Scott, Eric Stoltz, Melora Walters


Commentaire:

On raconte que le simple battement d'ailes d'un papillon au sud de l'Australie peut très bien engendrer un raz de marée sur les côtes du Canada...ainsi commence L'EFFET PAPILLON.
Préparez-vous à faire monter votre rythme cardiaque ! Traumas, esprit torturé et mémoire défaillante constituent les maîtres-mots de ce drame psychologique. Ce thriller fantastique ne vous accordera pas une minute de répit tant l'angoisse et le suspense liés aux simples faits et gestes d'Evan, le personnage principal, vous prennent à la gorge. La musique ne fait qu'accroître les affres suscités par les premiers battements d'aile d'un simple insecte. Côté frayeur, les réalisateurs ont réussi leur pari !

Cependant, l'idée de départ très originale - un jeune homme tente de réparer les erreurs qu'il a commises dans le passé - aurait gagné à être davantage explicitée. Vous aurez du mal à suivre le fil conducteur de ce récit psychologique tant l'esprit d'Evan semble malmené. Des bribes d'histoire et des récits de vie parallèle liés au héros se rajoutent progressivement au récit et compliquent quelque peu la trame principale déjà alambiquée. Le spectateur se trouve plongé trop vite dans cette histoire qui le dépasse et comprend seulement le sens de tout cela à la fin du film. Un conseil : lisez le synopsis avant d'aller voir ce long-métrage, cela vous évitera d'être complètement perdu... Le scénario pêche également par son final trop évident, beaucoup trop facile par rapport à la complexité du script, c'est dommage on aurait aimé une fin à la hauteur de cette histoire inédite !

Néanmoins, la vision d'enfants psychotiques, résultat de mauvais traitements pédophiles est très bien abordée dans ce film et ne laisse pas indifférent. Les scénaristes éveillent une peur nouvelle en utilisant des chemins détournés et c'est cela qui crée une véritable angoisse. L'image d'enfants violents et assassins bien loin de l'idée conventionnelle que l'on s'en fait choque et créé une certaine épouvante devant laquelle même les parents se trouvent impuissants. Cette histoire fait également réfléchir sur les conséquences de nos actes.
Les acteurs excellent dans des rôles ambigus qui impliquent de jouer les mêmes personnages à différents âges et avec différentes personnalités. On remarque d'ailleurs la très bonne prestation d'Ashton Kutcher bien loin de son registre habituel, la comédie (Eh Mec ! Elle est où ma Caisse?, Pour le Meilleur et pour le Pire. Quant aux enfants, ils sont effrayants de naturel.
Amateurs du genre, préparez vous à batifoler dans un monde où les erreurs du passé ne sont plus irrémédiables...


Mon avis:

Une des plus grosses surprises que j'ai eu avec ce film!! Je m'attendais à quelque chose de pas mal mais sans plus mais là je me suis retrouvé avec un film excellent!!
On ne cesse de se demander "mais que va t-il lui arriver maintenant??" et les choses qu'endurent Ashton Kutcher sont de pire en pire!!
Film assez dure moralement, il en laissera plus d'un "à perdre haleine"!

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Site Officiel: http://www.butterflyeffectmovie.com

# Posté le mercredi 29 juin 2005 21:17

Modifié le dimanche 31 juillet 2005 09:34

Scarface

Scarface
Scarface
Etats-Unis

Année de production : 1983

Date de sortie : 07/03/1984

Policier, Interdit aux moins de 12 ans

Durée:2h45


Synopsis:

Tony Montana, petit truand, se retrouve au service du chef de la drogue, Frank Lopez. Petit à petit, il va prendre la place de son patron qu'il élimine avant d'épouser sa femme. Devenu un caïd, il s'attire la haine de ses partenaires en refusant de massacrer une famille. Menacé de mort, il se retrouve seul.


Réalisateur:
Brian de Palma

Scénariste:
Oliver Stone

Acteurs:
AL PACINO
STEVEN BAUER
MICHELLE PFEIFFER
MARY ELIZABETH MASTRANTONIO
ROBERT LOGGIA
MIRIAM COLON
F. MURRAY ABRAHAM
PAUL SHENAR
HARRIS YULIN
ANGEL SALAZAR

Commentaire:

Si quelque chose a mal vieilli dans Scarface, ce sont les décors et les costumes d'Al Pacino. Pour le reste, cette description de l'irrésistible ascension de Tony Montana, et sa chute tout aussi inéluctable, n'a rien perdu de ce qui faisait la force du film de de Palma. À commencer par un scénario en béton, signé Oliver Stone – et librement inspiré du chef-d'oeuvre d'Howard Hawks du même nom –, qui montre sa parfaite connaissance des ravages de la coke sur le système nerveux. La mise en scène, remarquable de précision, de Brian de Palma n'est finalement pas si grandiloquente que l'on a voulu le dire à l'époque, hormis peut-être dans l'ahurissant épilogue, qui n'est pas sans rappeler la dernière scène de La Horde sauvage. Les seconds rôles sont impeccables : Steven Bauer, Mary Elisabeth Mastrantonio et Michèle Pfeiffer, étonnamment crédible en bimbo désespérée. Enfin, et surtout, Al Pacino démontre pendant près de trois heures qu'il est l'égal des plus grands. Sa performance est époustouflante, et on assiste à sa descente aux enfers avec une fascination mêlée d'admiration. Un très grand moment de cinéma, d'autant plus brillant que parfaitement réaliste. On comprend pourquoi Scarface est toujours un film culte dans certaines banlieues chaudes.

Mon avis:

Al Pacino est tout simplement merveilleux dans ce film où sa descente aux enfers est ineluctable!! Un des plus grand film jamais réalisé!! Merci Mr De Palma...

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# Posté le jeudi 30 juin 2005 09:27

Modifié le mercredi 06 juillet 2005 12:34